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Quel est le nombre maximum de luminaires par disjoncteur ?

L'installation électrique d'un logement nécessite une planification rigoureuse, notamment pour les circuits d'éclairage. Une question revient fréquemment : combien de luminaires peut-on brancher sur un seul disjoncteur ? La réponse dépend de plusieurs facteurs techniques encadrés par la norme NF C 15-100, qui régit toutes les installations électriques en France. Comprendre ces règles permet d'éviter les surcharges, les disjonctions intempestives et surtout les risques d'incendie.
Sommaire
- Les règles fondamentales de la norme NF C 15-100
- Le principe du circuit d'éclairage
- La notion de point d'éclairage
- Calcul de la puissance maximale d'un circuit d'éclairage
- Formule de calcul de la puissance
- Application pratique avec différents types de luminaires
- Les sections de câble et leur importance
- Section standard de 1,5 mm²
- Section de 2,5 mm²
- Chute de tension et longueur de circuit
- Répartition intelligente des circuits d'éclairage
- Division par zones fonctionnelles
- Nombre de circuits recommandés selon la surface du logement
- Anticipation des évolutions futures
- Cas particuliers et exceptions
- Luminaires de très forte puissance
- Éclairages à variation d'intensité (variateurs)
- Circuits mixtes éclairage et prises
- Locaux spécifiques (garage, cave, extérieur)
- Technologies d'éclairage et impact sur le dimensionnement
- Transition vers la LED
- Comparatif de consommation
- Éclairages intelligents et connectés
- Erreurs courantes à éviter
- Surdimensionnement du disjoncteur
- Sous-dimensionnement de la section de câble
- Dépassement du nombre de points sans calcul
- Mauvaise répartition des circuits
- Négliger la puissance des transformateurs
- Installation pratique et conseils de mise en œuvre
- Schéma et planification
- Marquage et repérage
- Marges de sécurité
- Respect des codes couleur
- Conclusion
Les règles fondamentales de la norme NF C 15-100
La norme électrique française NF C 15-100 définit précisément les caractéristiques des circuits d'éclairage. Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas tant le nombre de luminaires qui importe, mais la puissance totale du circuit et sa protection adaptée.
Le principe du circuit d'éclairage
Un circuit d'éclairage est constitué de l'ensemble des points lumineux alimentés par un même disjoncteur. La norme impose des limites strictes pour garantir la sécurité :
Pour un circuit protégé par un disjoncteur de 16A avec une section de câble de 1,5 mm² (la configuration standard), vous pouvez installer jusqu'à 8 points d'éclairage maximum. Cette limitation s'applique quelle que soit la puissance des luminaires, à condition de ne pas dépasser la puissance maximale du circuit.
Pour un circuit protégé par un disjoncteur de 10A avec une section de câble de 1,5 mm², la norme autorise également jusqu'à 8 points d'éclairage. Bien que le disjoncteur soit de calibre inférieur, le nombre de points reste identique, car la section de câble est le facteur limitant principal.
La notion de point d'éclairage
Un point d'éclairage correspond à un socle de prise DCL (Dispositif de Connexion Luminaire) ou à un point de sortie de câble destiné à alimenter un ou plusieurs luminaires. Important : si vous installez un plafonnier avec 5 ampoules, cela compte comme un seul point d'éclairage, pas cinq.
Cette distinction est cruciale pour le calcul. Un lustre à 10 branches raccordé sur une seule sortie de câble = 1 point d'éclairage. En revanche, 5 spots encastrés indépendants avec 5 sorties de câble différentes = 5 points d'éclairage.
Calcul de la puissance maximale d'un circuit d'éclairage
Au-delà du nombre de points, la puissance totale reste le critère déterminant pour la sécurité de l'installation.
Formule de calcul de la puissance
La puissance maximale d'un circuit se calcule selon la formule : P = U × I
Où :
- P = Puissance en watts (W)
- U = Tension en volts (V) - 230V en France
- I = Intensité en ampères (A)
Pour un disjoncteur de 16A : 230V × 16A = 3680 watts maximum
Pour un disjoncteur de 10A : 230V × 10A = 2300 watts maximum
Application pratique avec différents types de luminaires
Prenons des exemples concrets pour illustrer ces calculs :
Scénario 1 - Éclairage LED moderne :
8 plafonniers LED de 15W chacun = 120W total. Vous êtes largement en-dessous de la limite de 3680W avec un disjoncteur de 16A. Dans ce cas, c'est le nombre de points (8 maximum) qui constitue la limite, pas la puissance.
Scénario 2 - Éclairage halogène ancien :
8 spots halogènes de 50W chacun = 400W total. Toujours conforme avec un 16A, mais la consommation est nettement supérieure.
Scénario 3 - Éclairage mixte intensif :
Si vous installez 6 points d'éclairage avec des luminaires puissants totalisant 3 500W, vous respectez à la fois la limite de nombre de points (6 < 8) et la limite de puissance (3500W < 3680W).
Scénario problématique :
4 projecteurs halogènes de 1000W chacun = 4000W. Même si vous ne dépassez pas les 8 points, vous excédez la puissance maximale du disjoncteur de 16A (3680W). Ce montage est non conforme et dangereux.
Les sections de câble et leur importance
Le choix de la section de câble influence directement le nombre de luminaires installables et la sécurité de l'installation.
Section standard de 1,5 mm²
C'est la section minimale et la plus couramment utilisée pour les circuits d'éclairage domestique. Elle permet :
- Protection par disjoncteur de 10A ou 16A
- Maximum 8 points d'éclairage
- Longueur de circuit jusqu'à 40-50 mètres sans chute de tension problématique
Section de 2,5 mm²
Rarement utilisée pour l'éclairage domestique, elle peut être nécessaire dans certains cas spécifiques :
- Circuits très longs (plus de 50 mètres)
- Éclairages de forte puissance dans des locaux professionnels
- Protection par disjoncteur de 20A possible
Cette section offre une meilleure résistance à la chute de tension mais reste exceptionnelle pour de simples circuits d'éclairage résidentiels.
Chute de tension et longueur de circuit
La chute de tension est un phénomène physique qui réduit la tension en bout de ligne. La norme impose une chute de tension maximale de 3% pour les circuits d'éclairage. Au-delà d'une certaine longueur, il faut soit augmenter la section du câble, soit créer un nouveau circuit.
Pour une section de 1,5 mm² et un disjoncteur de 16A, la longueur maximale recommandée est d'environ 40 mètres pour rester dans les limites de chute de tension acceptable.
Répartition intelligente des circuits d'éclairage
Une installation bien conçue ne se contente pas de respecter les maximums légaux, elle anticipe les besoins et optimise la répartition.
Division par zones fonctionnelles
Zone jour : Il est judicieux de créer un circuit dédié regroupant le salon, la salle à manger et la cuisine. Avec l'éclairage LED moderne, ces 3 pièces peuvent souvent partager un circuit de 16A sans problème.
Zone nuit : Les chambres et le couloir de nuit peuvent constituer un second circuit. Généralement, l'éclairage des chambres est peu énergivore, permettant de regrouper 3-4 chambres sur un même circuit.
Sanitaires et extérieurs : Les salles de bain et toilettes méritent souvent un circuit séparé, de même que l'éclairage extérieur qui peut avoir des besoins spécifiques.
Nombre de circuits recommandés selon la surface du logement
La norme NF C 15-100 impose un nombre minimum de circuits selon la surface :
- Logement = 35 m² : minimum 2 circuits d'éclairage
- Logement de 35 à 100 m² : minimum 3 circuits d'éclairage
- Logement > 100 m² : minimum 4 circuits d'éclairage
Ces minimums garantissent qu'une panne sur un circuit ne plonge pas tout le logement dans l'obscurité.
Anticipation des évolutions futures
Lors de la conception d'une installation, il est sage de prévoir des marges :
1 Ne pas utiliser systématiquement les 8 points autorisés si ce n'est pas nécessaire
2 Prévoir un circuit avec seulement 5-6 points permet d'ajouter facilement un luminaire ultérieurement
3 Installer des circuits supplémentaires lors de travaux coûte peu mais offre une grande flexibilité
Cas particuliers et exceptions
Certaines situations nécessitent une attention spécifique ou des adaptations de ces règles générales.
Luminaires de très forte puissance
Les projecteurs extérieurs, certains éclairages d'atelier ou les systèmes d'éclairage scénique peuvent consommer plusieurs centaines de watts par point. Dans ce cas :
- Calculez d'abord la puissance totale
- Vérifiez que vous ne dépassez pas la puissance maximale du disjoncteur
- Envisagez des circuits dédiés pour les gros consommateurs
- Utilisez éventuellement des disjoncteurs de calibre supérieur avec des sections de câble adaptées
Éclairages à variation d'intensité (variateurs)
Les variateurs d'intensité lumineuse (dimmers) introduisent des harmoniques sur le réseau électrique. Il est recommandé de :
- Ne pas surcharger un circuit équipé de variateurs
- Limiter à 5-6 points maximum sur un circuit avec variation
- Utiliser des variateurs compatibles avec le type de luminaire (LED, halogène, etc.)
Circuits mixtes éclairage et prises
La norme interdit formellement de mélanger éclairage et prises de courant sur un même circuit. Chaque type d'utilisation doit avoir ses circuits dédiés avec protections adaptées :
- Circuits d'éclairage : disjoncteur 10A ou 16A, section 1,5 mm²
- Circuits de prises : disjoncteur 16A ou 20A, section 2,5 mm²
Cette séparation garantit qu'un court-circuit sur une prise ne coupe pas l'éclairage et inversement.
Locaux spécifiques (garage, cave, extérieur)
Ces espaces nécessitent souvent des circuits dédiés :
Garage et cave : Bien que faisant partie du logement, il est préférable de créer un circuit spécifique, notamment si vous y installez un éclairage de travail puissant.
Éclairage extérieur : Les luminaires extérieurs doivent impérativement être protégés par un dispositif différentiel 30 mA. Un circuit dédié facilite cette protection et permet d'isoler facilement l'extérieur en cas de besoin.
Technologies d'éclairage et impact sur le dimensionnement
L'évolution technologique des luminaires a profondément modifié les problématiques de dimensionnement.
Transition vers la LED
Les ampoules LED ont révolutionné l'éclairage domestique :
- Une LED de 10W offre l'équivalent d'une ancienne ampoule de 60W
- La consommation d'un circuit complet d'éclairage LED dépasse rarement 200-300W
- Le nombre de points devient le facteur limitant, non la puissance
Cette évolution signifie que dans la plupart des installations modernes, vous atteindrez la limite des 8 points bien avant la limite de puissance du disjoncteur.
Comparatif de consommation
Pour éclairer un salon de 25 m² :
Solution halogène (ancienne) :
- 6 spots de 50W = 300W total
- Puissance utilisée : 300W / 3680W = 8% de la capacité du circuit
Solution LED (moderne) :
- 6 spots LED de 7W = 42W total
- Puissance utilisée : 42W / 3680W = 1,1% de la capacité du circuit
La différence est spectaculaire. Avec des LED, même les installations les plus gourmandes en nombre de points restent très éloignées de la limite de puissance.
Éclairages intelligents et connectés
Les systèmes d'éclairage connecté (smart bulbs) consomment généralement entre 8 et 15W par point. Leur impact sur le dimensionnement est négligeable en termes de puissance, mais ils peuvent nécessiter :
- Des circuits stables (sans coupure intempestive)
- Une alimentation continue pour maintenir la connexion
- Parfois des transformateurs ou alimentations spécifiques
Erreurs courantes à éviter
Plusieurs erreurs reviennent fréquemment lors de l'installation de circuits d'éclairage.
Surdimensionnement du disjoncteur
Installer un disjoncteur de 20A ou 32A pour un circuit d'éclairage standard est une erreur. Le disjoncteur doit protéger le câble, pas l'utilisation. Un câble de 1,5 mm² ne supporte pas plus de 16A. Un disjoncteur surdimensionné ne déclencherait pas en cas de surcharge, laissant le câble chauffer dangereusement.
Sous-dimensionnement de la section de câble
Utiliser du fil de 1 mm² ou du fil de sonnette pour économiser quelques euros est dangereux et non conforme. La section de 1,5 mm² est le minimum absolu pour l'éclairage.
Dépassement du nombre de points sans calcul
Ajouter "juste un spot de plus" pour atteindre 9 ou 10 points viole la norme. Au-delà de 8 points, créez un nouveau circuit. C'est une question de sécurité et de conformité.
Mauvaise répartition des circuits
Mettre tous les éclairages du logement sur un seul circuit (même dans les limites légales) est une mauvaise pratique. En cas de problème, tout le logement est plongé dans le noir. La redondance est une sécurité.
Négliger la puissance des transformateurs
Pour les éclairages basse tension (LED 12V notamment), le transformateur est souvent le maillon faible. Un transformateur de 60W ne peut alimenter que 60W de LED, indépendamment du nombre de points sur le circuit 230V en amont.
Installation pratique et conseils de mise en œuvre
Pour réaliser une installation conforme et durable, quelques bonnes pratiques s'imposent.
Schéma et planification
Avant tout travail, établissez un schéma détaillé :
- Identifiez chaque point d'éclairage
- Calculez la puissance totale prévue
- Déterminez le nombre de circuits nécessaires
- Localisez le tableau électrique et calculez les longueurs de câble
Un plan bien pensé évite les mauvaises surprises et les modifications coûteuses.
Marquage et repérage
Au tableau électrique, identifiez clairement chaque circuit :
- "Éclairage zone jour"
- "Éclairage chambres"
- "Éclairage extérieur"
Ce repérage facilite grandement la maintenance et le dépannage futur.
Marges de sécurité
Plutôt que d'exploiter les maximums autorisés :
- Limitez-vous à 6-7 points par circuit si possible
- Gardez 20-30% de marge sur la puissance calculée
- Prévoyez des circuits supplémentaires dans les grandes installations
Respect des codes couleur
Respectez impérativement les codes couleur des fils :
- Bleu : neutre
- Rouge, noir ou marron : phase
- Vert/jaune : terre
La terre est obligatoire sur tous les circuits d'éclairage, même si certains luminaires de classe II ne l'utilisent pas.
Conclusion
Le nombre maximum de luminaires par disjoncteur est encadré par la norme NF C 15-100 : 8 points d'éclairage maximum sur un circuit protégé par un disjoncteur de 16A avec câble de section 1,5 mm². Cette limite s'accompagne d'une contrainte de puissance totale de 3 680 watts pour un 16A et 2300 watts pour un 10A.
Avec l'évolution vers les technologies LED peu énergivores, c'est désormais le nombre de points qui constitue la principale limitation, la puissance totale restant généralement très en-deçà des maximums autorisés. Une installation bien conçue privilégie la multiplication des circuits plutôt que la concentration sur un seul, garantissant sécurité, confort et évolutivité.
Pour toute installation électrique, le respect scrupuleux de la norme n'est pas qu'une obligation légale : c'est la garantie d'un logement sûr, performant et pérenne. En cas de doute, n'hésitez jamais à consulter un électricien qualifié.
Questions fréquentes
La boutique domeashop vous propose une liste de questions/réponses correspondant aux interrogations les plus fréquentes en rapport au thème et aux produits abordés dans cet article. Si vous ne trouvez pas réponse à votre question, contactez-nous et nos spécialistes se feront un plaisir de vous répondre.
Non, la limite de 8 points d'éclairage par circuit est une règle absolue de la norme NF C 15-100, indépendante de la puissance des luminaires. Même avec des LED de 1W chacune, vous ne pouvez pas dépasser 8 points sur un circuit protégé par un disjoncteur de 16A avec câble de 1,5 mm². Si vous avez besoin de plus de points lumineux, vous devez créer un second circuit avec son propre disjoncteur.
Un lustre, quel que soit le nombre d'ampoules qu'il contient, compte pour un seul point d'éclairage s'il est raccordé sur une unique sortie de câble ou un seul socle DCL. C'est le nombre de sorties électriques distinctes qui détermine le nombre de points, pas le nombre d'ampoules. En revanche, 10 spots encastrés avec 10 sorties de câble séparées comptent bien pour 10 points.
Les deux disjoncteurs peuvent protéger jusqu'à 8 points d'éclairage avec un câble de 1,5 mm². La différence réside dans la puissance maximale : un disjoncteur 10A limite le circuit à 2300W (230V × 10A) tandis qu'un 16A autorise jusqu'à 3680W (230V × 16A). Pour l'éclairage domestique moderne avec LED, un 10A suffit amplement. Le 16A est utile si vous prévoyez des luminaires plus puissants.
Non, la norme NF C 15-100 interdit formellement de mélanger éclairage et prises de courant sur un même circuit. Les circuits d'éclairage et les circuits de prises doivent être séparés, chacun avec sa protection adaptée. Les circuits de prises nécessitent généralement un câble de section 2,5 mm² et un disjoncteur de 16A ou 20A, tandis que l'éclairage utilise du 1,5 mm² avec un 10A ou 16A.
Le nombre minimum de circuits d'éclairage dépend de la surface du logement selon la norme NF C 15-100 : 2 circuits minimum pour un logement de moins de 35 m², 3 circuits pour un logement de 35 à 100 m², et 4 circuits pour un logement de plus de 100 m². Ces minimums garantissent qu'une panne sur un circuit ne plonge pas tout le logement dans l'obscurité.
Si la puissance totale des luminaires allumés dépasse la capacité du disjoncteur, celui-ci déclenche et coupe le circuit. C'est son rôle de protection. Cependant, un dépassement régulier indique un circuit mal dimensionné. Si cela se produit systématiquement, il faut soit répartir les luminaires sur plusieurs circuits, soit réduire la puissance des luminaires utilisés. Ne surdimensionnez jamais le disjoncteur sans augmenter la section du câble.
Les spots LED ne nécessitent pas de circuit spécifique par rapport à d'autres types de luminaires. Ils suivent les mêmes règles : maximum 8 points par circuit avec disjoncteur 16A et câble 1,5 mm². Cependant, pour les spots LED basse tension (12V), assurez-vous que le transformateur est correctement dimensionné. Un transformateur de 100W peut alimenter environ 14 spots de 7W, mais vérifiez toujours les spécifications du fabricant.
Oui, c'est possible mais rarement nécessaire pour l'éclairage domestique standard. Un câble de 2,5 mm² offre une meilleure résistance à la chute de tension sur de longues distances (plus de 50 mètres) et peut supporter un disjoncteur de 20A. Cependant, pour la plupart des installations d'éclairage résidentielles, le 1,5 mm² est largement suffisant et plus économique. Le surdimensionnement du câble n'apporte aucun avantage si le nombre de points et la puissance restent standards.
La longueur maximale dépend de la chute de tension admissible (3% maximum pour l'éclairage selon la norme). Pour un câble de 1,5 mm² avec un disjoncteur de 16A, la distance maximale recommandée est d'environ 40 mètres entre le tableau électrique et le point d'éclairage le plus éloigné. Au-delà, la chute de tension peut devenir problématique, causant une baisse de luminosité. Dans ce cas, utilisez un câble de section supérieure (2,5 mm²) ou créez un nouveau circuit plus proche.
Tous les circuits d'éclairage doivent être protégés par un interrupteur différentiel 30 mA, comme l'ensemble de l'installation domestique. Il n'est pas nécessaire d'avoir un différentiel dédié uniquement à l'éclairage ; vous pouvez regrouper plusieurs circuits d'éclairage (et même d'autres types de circuits) sous un même différentiel, dans la limite de 8 circuits maximum par différentiel. L'éclairage extérieur bénéficie cependant souvent d'une protection différentielle séparée pour plus de sécurité.
