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La norme NF C 15-100 appliquée à la salle de bain

L'installation électrique de la salle de bain représente un enjeu majeur de sécurité dans l'habitat. Pièce d'eau par excellence, elle combine deux éléments incompatibles : l'électricité et l'humidité. La norme NF C 15-100 encadre strictement les installations électriques dans cette zone à risque pour protéger les occupants contre les chocs électriques. Que vous rénoviez votre salle de bain ou construisiez une nouvelle habitation, comprendre et respecter cette réglementation est essentiel pour garantir la sécurité de votre installation et sa conformité lors du contrôle du Consuel.
Sommaire
- Pourquoi une réglementation spécifique pour la salle de bain
- Les volumes de sécurité : comprendre le zonage de la salle de bain
- Volume 0 : la zone immergée
- Volume 1 : au-dessus de la baignoire ou de la douche
- Volume 2 : la zone de sécurité renforcée
- Volume 3 et hors volumes
- Les équipements électriques autorisés selon les volumes
- Dans le volume 0
- Dans le volume 1
- Dans le volume 2
- Hors volumes
- Protection différentielle 30 mA : une obligation absolue
- La liaison équipotentielle locale : une protection complémentaire
- Prises de courant et interrupteurs : emplacements et contraintes
- Les prises de courant 16A
- La prise rasoir spécifique
- Les interrupteurs
- Éclairage de la salle de bain : solutions et contraintes
- Luminaires dans les volumes 1 et 2
- Éclairage hors volumes
- Chauffage électrique : radiateurs et sèche-serviettes
- Installation dans le volume 2
- Installation hors volumes
- Boîtes de connexion et cheminement des câbles
- Ventilation mécanique contrôlée
- Les erreurs courantes à éviter
- Installation de prises dans les volumes interdits
- Absence ou insuffisance de la liaison équipotentielle
- Utilisation d'équipements inadaptés
- Absence de différentiel 30 mA
- Rénovation et mise en conformité
- Conclusion
Pourquoi une réglementation spécifique pour la salle de bain
La salle de bain concentre des risques électriques particuliers en raison de la présence permanente d'eau et d'humidité. Le corps humain mouillé présente une résistance électrique considérablement réduite, multipliant les dangers en cas de contact avec un élément sous tension. Un choc électrique qui serait sans gravité dans un environnement sec peut devenir mortel dans une salle de bain.
La norme NF C 15-100 définit donc des règles précises pour limiter ces risques. Elle établit un système de volumes de sécurité autour des points d'eau (baignoire, douche, lavabo) où les installations électriques sont soit interdites, soit strictement réglementées. Cette approche graduée permet d'adapter le niveau de protection à la proximité de l'eau et donc au niveau de danger.
Les volumes de sécurité : comprendre le zonage de la salle de bain
Le principe fondamental de la norme repose sur la définition de quatre zones distinctes autour des points d'eau. Chaque volume impose des contraintes spécifiques sur les équipements électriques autorisés.
Volume 0 : la zone immergée
Le volume 0 correspond à l'intérieur de la baignoire ou du receveur de douche. C'est la zone de plus haut risque où l'eau est directement présente. Aucun équipement électrique alimenté par le secteur n'y est autorisé. Seuls les appareils fonctionnant en très basse tension de sécurité (TBTS 12V) avec transformateur situé en dehors de ce volume peuvent y être installés.
Volume 1 : au-dessus de la baignoire ou de la douche
Le volume 1 s'étend verticalement au-dessus du volume 0, jusqu'à une hauteur de 2,25 mètres. Pour une douche sans receveur, ce volume a une forme cylindrique de 1,20 mètre de rayon autour de la pomme de douche. Dans cette zone, les contraintes restent très strictes. Les boîtiers de connexion, prises de courant et interrupteurs sont interdits. Seuls certains équipements dédiés à la salle de bain et protégés contre les projections d'eau (indice de protection IPX4 minimum) peuvent y être installés.
Volume 2 : la zone de sécurité renforcée
Le volume 2 s'étend à 60 centimètres autour du volume 1, toujours jusqu'à 2,25 mètres de hauteur. Cette zone accepte davantage d'équipements, mais sous conditions strictes. Les luminaires de classe II, les appareils de chauffage protégés et certains équipements spécifiques peuvent y être installés. L'indice de protection IPX4 reste obligatoire pour les équipements exposés aux projections.
Volume 3 et hors volumes
Le volume 3, qui s'étendait autrefois à 2,40 mètres du volume 2, a été supprimé dans les dernières versions de la norme. Au-delà du volume 2, on se trouve en zone "hors volumes" où les installations électriques classiques sont autorisées, sous réserve d'être protégées par un dispositif différentiel 30 mA.
Les équipements électriques autorisés selon les volumes
Dans le volume 0
Comme indiqué précédemment, seuls les équipements en TBTS 12V maximum peuvent être installés, avec le transformateur de sécurité obligatoirement placé hors du volume 0. Certains systèmes d'éclairage subaquatique pour baignoire spa utilisent ce principe.
Dans le volume 1
Les équipements autorisés sont limités aux éléments suivants :
- Chauffe-eau instantanés ou accumulateurs protégés contre les projections (IPX4)
- Luminaires de classe II avec IPX4 minimum
- Interrupteurs de circuits TBTS (12V maximum)
- Mécanismes de chasse d'eau électrique
Tous les équipements doivent être alimentés individuellement depuis le tableau électrique, sans boîte de connexion dans le volume.
Dans le volume 2
Les possibilités s'élargissent dans ce volume :
- Luminaires de classe II avec IPX4
- Appareils de chauffage de classe II
- Prises rasoir avec transformateur de séparation incorporé (prise spécifique 20V-50V)
- Ventilateurs mécaniques
- Interrupteurs et prises sous certaines conditions
Les prises de courant classiques 16A restent interdites dans le volume 2. Seule la prise rasoir normalisée est autorisée, car elle intègre un transformateur de séparation qui isole galvaniquement l'appareil du réseau électrique.
Hors volumes
En dehors des volumes définis, les installations électriques peuvent être réalisées normalement. Vous pouvez installer des prises de courant, interrupteurs, luminaires standard, sans contrainte particulière d'indice de protection. Cependant, toute l'installation de la salle de bain doit être protégée par un ou plusieurs dispositifs différentiels 30 mA depuis le tableau électrique.
Protection différentielle 30 mA : une obligation absolue
Toute l'installation électrique de la salle de bain doit être protégée par un ou plusieurs interrupteurs différentiels 30 mA. Ce dispositif détecte les fuites de courant vers la terre et coupe automatiquement l'alimentation en cas de défaut d'isolement ou de contact accidentel. Le seuil de 30 milliampères correspond à l'intensité maximale qu'un corps humain peut supporter sans risque de fibrillation cardiaque.
Pour une salle de bain, on recommande généralement de dédier un circuit spécifique protégé par son propre différentiel. Cette configuration évite qu'un défaut dans la salle de bain ne coupe l'alimentation d'autres circuits importants de l'habitation. Les [interrupteurs différentiels](https://domeashop.com) de type A ou AC conviennent pour cet usage, le type A étant préférable si vous disposez d'appareils électroniques avec variateurs.
La liaison équipotentielle locale : une protection complémentaire
Au-delà du différentiel 30 mA, la norme NF C 15-100 impose la réalisation d'une liaison équipotentielle locale (LEL) dans la salle de bain. Ce dispositif consiste à relier électriquement entre elles toutes les masses métalliques présentes dans la pièce : canalisations d'eau, tuyaux de chauffage, huisseries métalliques, corps de baignoire métallique, etc.
Cette liaison équipotentielle est raccordée à la borne principale de terre de l'installation. Elle utilise un conducteur en cuivre de section minimale 2,5 mm² pour les liaisons principales et 1,5 mm² pour les connexions aux différents éléments. L'objectif est de garantir qu'aucune différence de potentiel ne puisse apparaître entre deux masses métalliques simultanément accessibles, même en cas de défaut d'isolement.
Prises de courant et interrupteurs : emplacements et contraintes
Les prises de courant 16A
Les prises de courant classiques 16A sont interdites dans les volumes 0, 1 et 2. Elles ne peuvent être installées qu'en dehors de ces zones, donc à plus de 60 centimètres du bord extérieur de la baignoire ou de la douche. Concrètement, cela signifie que vous ne pourrez pas brancher votre sèche-cheveux juste à côté du lavabo s'il est situé à proximité de la douche.
Pour pallier cette contrainte, il est judicieux de prévoir lors de la conception de la salle de bain une zone suffisamment éloignée des points d'eau pour y installer les prises nécessaires aux appareils électriques du quotidien. Une prise près du miroir, hors volumes, constitue une solution pratique pour les appareils de coiffure et de soins.
La norme impose au minimum une prise de courant 16A dans la salle de bain. Dans la pratique, prévoir deux ou trois prises améliore considérablement le confort d'utilisation sans compromettre la sécurité, à condition de respecter les distances réglementaires.
La prise rasoir spécifique
Exception notable, la prise rasoir avec transformateur de séparation peut être installée dans le volume 2. Cette prise particulière délivre une tension comprise entre 20 et 50 volts alternatifs et intègre un transformateur de séparation qui isole galvaniquement l'appareil du réseau électrique. Elle est facilement reconnaissable à sa forme unique, différente des prises standard, qui empêche le branchement d'appareils non conformes.
Ces [prises spécifiques](https://domeashop.com) restent souvent utiles près du miroir pour brancher un rasoir électrique ou une petite brosse à dents électrique, sans avoir à s'éloigner jusqu'à la zone hors volumes.
Les interrupteurs
Les interrupteurs d'éclairage peuvent être installés dans le volume 2, mais doivent respecter un indice de protection IPX4. En pratique, de nombreux électriciens préfèrent les positionner hors volumes pour éviter toute contrainte et simplifier l'installation. Les interrupteurs installés hors volumes ne nécessitent pas de protection particulière contre les projections d'eau.
Une alternative moderne consiste à utiliser des détecteurs de présence pour l'éclairage de la salle de bain, installés hors volumes ou même à l'extérieur de la pièce. Cette solution améliore le confort tout en simplifiant le respect de la norme.
Éclairage de la salle de bain : solutions et contraintes
L'éclairage constitue un élément essentiel du confort et de la sécurité dans la salle de bain. La norme NF C 15-100 encadre strictement les luminaires selon leur emplacement.
Luminaires dans les volumes 1 et 2
Les luminaires installés dans les volumes 1 et 2 doivent impérativement être de classe II (double isolation) et présenter un indice de protection IPX4 minimum contre les projections d'eau. La classe II signifie que le luminaire dispose d'une double isolation qui protège contre les contacts indirects, même en cas de défaut d'isolement.
Les spots encastrés LED étanches constituent une solution courante et efficace pour éclairer une douche ou au-dessus d'une baignoire. Ces [luminaires spécifiques](https://domeashop.com) intègrent les protections nécessaires et offrent un éclairage performant avec une faible consommation énergétique.
Éclairage hors volumes
En dehors des volumes réglementés, les luminaires standards peuvent être installés sans contrainte particulière d'étanchéité. Vous pouvez utiliser des appliques murales classiques, des plafonniers ou des spots encastrés standard. Néanmoins, compte tenu de l'humidité ambiante d'une salle de bain, il reste judicieux de choisir des luminaires résistants à l'humidité, même hors volumes.
Chauffage électrique : radiateurs et sèche-serviettes
Le chauffage électrique de la salle de bain obéit également aux règles des volumes. Les radiateurs et sèche-serviettes électriques ne peuvent être installés que dans le volume 2 ou hors volumes, jamais dans les volumes 0 et 1.
Installation dans le volume 2
Un radiateur sèche-serviettes peut être installé dans le volume 2 à condition de respecter plusieurs exigences :
- Être de classe II (double isolation)
- Présenter un indice de protection IPX4 minimum
- Être fixé de manière permanente (pas de prise de courant, raccordement direct)
Les [sèche-serviettes électriques](https://domeashop.com) modernes répondent généralement à ces exigences et sont conçus spécifiquement pour un usage en salle de bain. Ils intègrent les protections nécessaires et leur classe II élimine le risque de contact indirect avec des éléments sous tension.
Installation hors volumes
Hors volumes, les contraintes s'assouplissent. Un radiateur électrique standard peut être installé, bien qu'il soit recommandé de choisir un modèle résistant à l'humidité ambiante. La puissance du chauffage doit être adaptée au volume de la pièce pour garantir un confort thermique optimal.
Boîtes de connexion et cheminement des câbles
La norme NF C 15-100 interdit formellement les boîtes de connexion et boîtiers de dérivation dans les volumes 0 et 1. Cette règle impose d'alimenter chaque équipement de ces volumes directement depuis le tableau électrique ou depuis une boîte de connexion située hors volume.
Les câbles alimentant les équipements des volumes 1 et 2 doivent cheminer de préférence à l'intérieur des parois (encastrés) pour limiter les risques de contact accidentel. Si un passage apparent est inévitable, les câbles doivent être protégés par des [conduits isolants](https://domeashop.com) adaptés.
Les sections de câbles doivent être dimensionnées selon la puissance des appareils alimentés et la longueur du circuit. Pour l'éclairage, une section de 1,5 mm² est généralement suffisante. Pour les circuits prises et chauffage, une section de 2,5 mm² est standard.
Ventilation mécanique contrôlée
Une VMC ou un extracteur d'air peut être installé dans la salle de bain sous certaines conditions. Dans les volumes 1 et 2, seuls les systèmes de classe II avec IPX4 sont autorisés. Le moteur de ventilation doit être situé hors volumes ou dans un local technique adjacent.
Une bonne ventilation de la salle de bain contribue significativement à la durabilité des installations électriques en limitant la condensation et l'humidité ambiante qui peuvent dégrader les équipements et les connexions électriques.
Les erreurs courantes à éviter
Plusieurs erreurs reviennent fréquemment lors de l'installation électrique d'une salle de bain, même dans des rénovations récentes.
Installation de prises dans les volumes interdits
L'erreur la plus courante consiste à installer une prise de courant classique trop près de la douche ou de la baignoire, dans le volume 2. Cette configuration, bien que pratique, est non conforme et dangereuse. Lors d'un contrôle Consuel ou d'une vente immobilière, cette non-conformité sera relevée et devra être corrigée.
Absence ou insuffisance de la liaison équipotentielle
L'oubli de la liaison équipotentielle locale constitue une autre erreur fréquente, notamment en rénovation. Cette protection est pourtant essentielle et obligatoire. Tous les éléments métalliques conducteurs de la salle de bain doivent être reliés entre eux et raccordés à la terre.
Utilisation d'équipements inadaptés
Installer un luminaire standard non étanche dans une douche, même s'il "ne reçoit pas d'eau directement", constitue une violation de la norme et un risque réel. Les équipements doivent présenter les indices de protection requis selon leur emplacement, sans exception.
Absence de différentiel 30 mA
Dans les installations anciennes, il arrive que la salle de bain ne soit pas protégée par un interrupteur différentiel 30 mA. Cette situation est non conforme aux normes actuelles et présente un danger mortel. La mise en conformité avec installation d'un différentiel 30 mA doit être considérée comme prioritaire.
Rénovation et mise en conformité
Lors d'une rénovation de salle de bain, la mise en conformité électrique avec la norme NF C 15-100 n'est pas toujours obligatoire juridiquement pour l'ensemble de l'installation, sauf en cas de rénovation totale ou si l'installation présente un danger immédiat. Néanmoins, profiter des travaux pour mettre aux normes l'installation électrique représente un investissement judicieux pour la sécurité des occupants et la valeur du bien immobilier.
Les points prioritaires à vérifier et corriger lors d'une rénovation :
- Protection différentielle 30 mA de tous les circuits de la salle de bain
- Respect des volumes de sécurité pour les équipements existants
- Présence et bon raccordement de la liaison équipotentielle locale
- État et section des câbles d'alimentation
- Indices de protection (IP) des luminaires et équipements
Un diagnostic électrique réalisé par un professionnel qualifié permet d'identifier précisément les travaux nécessaires pour atteindre la conformité.
Conclusion
La norme NF C 15-100 appliquée à la salle de bain peut sembler contraignante, mais elle résulte de décennies de retours d'expérience sur les accidents électriques domestiques. Son respect garantit une installation sûre pour tous les occupants et évite les risques d'électrisation ou d'électrocution dans cette pièce à haut risque.
Les principes fondamentaux à retenir sont simples : éloigner les équipements électriques des points d'eau selon les volumes définis, protéger l'ensemble de l'installation par un différentiel 30 mA, réaliser une liaison équipotentielle complète, et n'utiliser que des équipements adaptés avec les indices de protection requis.
Que vous réalisiez vous-même vos travaux ou fassiez appel à un professionnel, la compréhension de ces règles vous permet de concevoir une salle de bain fonctionnelle, confortable et parfaitement sécurisée. N'hésitez pas à consulter un électricien qualifié en cas de doute, car la sécurité électrique ne tolère aucune approximation.
Questions fréquentes
La boutique domeashop vous propose une liste de questions/réponses correspondant aux interrogations les plus fréquentes en rapport au thème et aux produits abordés dans cet article. Si vous ne trouvez pas réponse à votre question, contactez-nous et nos spécialistes se feront un plaisir de vous répondre.
Cela dépend de la distance entre le lavabo et la baignoire ou la douche. Si le lavabo est situé à plus de 60 centimètres du bord extérieur de la baignoire ou douche (hors volume), vous pouvez installer une prise classique 16A. Si le lavabo se trouve dans le volume 2 (à moins de 60 cm), seule une prise rasoir avec transformateur de séparation est autorisée. Dans le doute, mesurez précisément les distances ou consultez un électricien pour vérifier la conformité.
Un luminaire de classe I dispose d'une isolation principale et nécessite un raccordement à la terre pour assurer la protection. Un luminaire de classe II possède une double isolation qui le rend intrinsèquement sûr sans nécessiter de raccordement à la terre. Dans les volumes 1 et 2 de la salle de bain, seuls les luminaires de classe II sont autorisés car ils offrent une sécurité maximale même en environnement humide.
Juridiquement, une installation existante n'a pas à être mise aux normes tant qu'elle ne présente pas de danger immédiat. Cependant, lors d'une rénovation totale ou partielle, lors d'une vente immobilière (diagnostic obligatoire), ou si vous ajoutez ou modifiez des circuits, vous devez respecter la norme actuelle. Par sécurité, il est fortement recommandé d'installer au minimum un différentiel 30 mA protégeant la salle de bain si ce n'est pas déjà le cas.
Oui, sous certaines conditions. Un chauffe-eau instantané ou un ballon d'eau chaude peut être installé dans le volume 1 s'il est de classe I (avec raccordement à la terre et à la liaison équipotentielle) ou de classe II. En pratique, les chauffe-eau sont souvent placés hors volumes ou dans un local technique adjacent pour faciliter l'entretien et éviter les contraintes réglementaires.
L'indice IPX4 indique qu'un équipement électrique est protégé contre les projections d'eau venant de toutes directions. Le premier chiffre (absent ici, remplacé par X) concerne la protection contre les corps solides, le second (4) indique le niveau de protection contre l'eau. IPX4 est le niveau minimum requis pour les équipements installés dans les volumes 1 et 2 de la salle de bain, garantissant qu'ils ne seront pas endommagés par les éclaboussures courantes.
Oui, absolument. La liaison équipotentielle locale (LEL) est obligatoire dans toutes les salles de bain selon la norme NF C 15-100. Elle doit relier entre elles toutes les masses métalliques (canalisations, corps de baignoire métallique, huisseries, radiateurs...) et être raccordée à la terre de l'installation. Cette protection complémentaire au différentiel 30 mA élimine les différences de potentiel dangereuses entre éléments métalliques.
Non, c'est strictement interdit. Un interrupteur ne peut pas être installé dans le volume 0 (receveur de douche) ni dans le volume 1 (au-dessus du receveur). Un interrupteur peut être installé dans le volume 2 (à plus de 60 cm du bord de la douche) s'il possède un indice IPX4, mais en pratique il est préférable de le positionner hors volumes pour éviter les projections. Les solutions alternatives incluent un interrupteur extérieur ou un détecteur de présence.
La norme NF C 15-100 impose au minimum une prise de courant 16A dans une salle de bain. Cette prise doit obligatoirement être située hors volumes (à plus de 60 cm de la baignoire ou douche). Dans la pratique, prévoir deux ou trois prises améliore considérablement le confort d'utilisation sans compromettre la sécurité, en respectant toujours les distances réglementaires.
Légalement, vous avez le droit de réaliser vous-même vos travaux électriques si vous êtes propriétaire occupant. Cependant, l'installation devra être contrôlée par le Consuel (Comité National pour la Sécurité des Usagers de l'Électricité) pour les constructions neuves ou rénovations lourdes. Compte tenu des enjeux de sécurité particuliers dans une salle de bain et de la complexité de la norme, faire appel à un électricien qualifié est vivement recommandé, surtout si vous n'avez pas de solides connaissances en électricité.
Du point de vue de la norme NF C 15-100, il n'existe aucune différence réglementaire entre une salle de bain (avec baignoire) et une salle d'eau (avec douche uniquement). Les mêmes règles concernant les volumes de sécurité, la protection différentielle 30 mA, la liaison équipotentielle et les équipements autorisés s'appliquent identiquement. La définition des volumes s'adapte simplement à la configuration (baignoire ou douche), mais les niveaux de protection restent identiques.
