Glossaire de l’électricité : vocabulaire essentiel et définitions

Comprendre le vocabulaire de l'électricité est indispensable pour tout propriétaire, locataire ou professionnel intervenant sur une installation électrique. Que vous souhaitiez réaliser de petits travaux, dialoguer efficacement avec un électricien ou simplement comprendre votre installation, maîtriser les termes techniques s'avère essentiel. Ce glossaire complet vous propose les définitions des principaux termes utilisés dans le domaine de l'électricité résidentielle et professionnelle.


Les grandeurs électriques fondamentales

Courant électrique (ampère - A)

Le courant électrique représente le déplacement d'électrons dans un conducteur. Il se mesure en ampères (A) et correspond à la quantité d'électricité traversant un point donné par unité de temps. On distingue deux types de courant :

Le courant continu (DC) : les électrons circulent toujours dans le même sens. On le trouve dans les piles, batteries et panneaux photovoltaïques.

Le courant alternatif (AC) : les électrons changent périodiquement de sens. C'est le type de courant distribué dans nos habitations en France, avec une fréquence de 50 Hz.

L'intensité du courant détermine la capacité d'un circuit à alimenter des appareils. Un disjoncteur de 16A protège un circuit pouvant supporter jusqu'à 16 ampères sans déclenchement.

Tension électrique (volt - V)

La tension, mesurée en volts (V), représente la différence de potentiel électrique entre deux points d'un circuit. Elle correspond à la "pression" qui pousse les électrons à circuler. Plus la tension est élevée, plus la force motrice des électrons est importante.

En France, la tension domestique standard est de 230V entre phase et neutre (tension simple) et de 400V entre phases (tension composée en triphasé). Les appareils électroniques sensibles utilisent souvent des tensions plus basses, obtenues via des transformateurs : 12V, 24V ou 48V.

La tension peut être :

  • Très Basse Tension (TBT) : inférieure à 50V en alternatif ou 120V en continu
  • Basse Tension (BT) : entre 50V et 1000V en alternatif
  • Haute Tension (HT) : supérieure à 1000V en alternatif

Puissance électrique (watt - W)

La puissance électrique, exprimée en watts (W), indique la quantité d'énergie consommée ou produite par unité de temps. Elle se calcule en multipliant la tension par l'intensité : P = U × I.

Pour les grandes puissances, on utilise le kilowatt (kW) qui équivaut à 1000 watts. Un chauffage électrique de 2000W consomme 2kW. La puissance souscrite auprès de votre fournisseur d'électricité (3kVA, 6kVA, 9kVA, etc.) détermine la puissance maximale que vous pouvez utiliser simultanément.

On distingue :

  • La puissance active (W) : puissance réellement consommée et transformée en travail
  • La puissance apparente (VA) : puissance totale fournie par le réseau
  • La puissance réactive (VAR) : puissance non consommée mais nécessaire au fonctionnement de certains appareils

Résistance électrique (ohm - O)

La résistance électrique, mesurée en ohms (O), caractérise l'opposition d'un matériau au passage du courant. Tous les matériaux présentent une résistance plus ou moins importante. Les conducteurs (cuivre, aluminium) ont une faible résistance, tandis que les isolants (plastique, caoutchouc) ont une résistance très élevée.

La loi d'Ohm établit la relation entre tension, courant et résistance : U = R × I. Cette formule permet de calculer n'importe quelle grandeur si on connaît les deux autres.

La résistance d'un conducteur augmente avec :

  • Sa longueur (plus le câble est long, plus la résistance est élevée)
  • Sa section réduite (un câble fin résiste plus qu'un câble épais)
  • La température (la résistance augmente généralement avec la chaleur)

Les éléments de l'installation électrique

Tableau électrique

Le tableau électrique (ou tableau de répartition) constitue le cœur de l'installation électrique d'un logement. Il regroupe tous les dispositifs de protection et de coupure des différents circuits. Situé généralement dans l'entrée, le garage ou une annexe, il permet de distribuer l'électricité vers les différentes zones du logement.

Un tableau électrique moderne comprend :

  • Un ou plusieurs interrupteurs différentiels (30mA) pour la protection des personnes
  • Des disjoncteurs divisionnaires pour la protection des circuits
  • Un parafoudre (recommandé ou obligatoire selon les régions)
  • Des borniers de connexion pour le neutre et la terre
  • Une réserve pour les évolutions futures (30% minimum selon la norme NF C 15-100)

Disjoncteur

Le disjoncteur est un dispositif de protection qui coupe automatiquement le courant en cas de surintensité ou de court-circuit. Contrairement au fusible qu'il faut remplacer, le disjoncteur peut être réarmé après avoir éliminé la cause du problème.

Les disjoncteurs se caractérisent par :

  • Leur calibre (10A, 16A, 20A, 32A, etc.) : intensité maximale supportée
  • Leur courbe de déclenchement (B, C, D) : sensibilité au déclenchement
  • Leur pouvoir de coupure : capacité à couper les courts-circuits importants
  • Le nombre de pôles : unipolaire, bipolaire, tripolaire ou tétrapolaire

Interrupteur différentiel

L'interrupteur différentiel protège les personnes contre les risques d'électrocution en détectant les fuites de courant vers la terre. Il compare en permanence l'intensité entrant et sortant d'un circuit. Si une différence (appelée courant de défaut) est détectée, l'appareil coupe instantanément l'alimentation.

La sensibilité standard pour les locaux d'habitation est de 30mA (milliampères). Cette valeur assure une protection efficace contre l'électrocution tout en limitant les déclenchements intempestifs.

Il existe différents types d'interrupteurs différentiels :

  • Type AC : détecte les défauts en courant alternatif (usage général)
  • Type A : détecte les défauts en alternatif et continu (plaques de cuisson, lave-linge)
  • Type F : pour les circuits sensibles (informatique, alarmes)
  • Type B : pour les installations avec panneaux photovoltaïques ou véhicules électriques

Conducteur et câble

Un conducteur désigne un fil métallique (généralement en cuivre) permettant le transport de l'électricité. Un câble regroupe plusieurs conducteurs isolés et protégés par une gaine extérieure.

Les conducteurs se caractérisent par :

  • Leur section exprimée en mm² (1,5mm², 2,5mm², 6mm², etc.)
  • Leur nature (cuivre ou aluminium)
  • Leur type (rigide ou souple)
  • Leur couleur pour l'identification :
  • Bleu : neutre
  • Vert et jaune : terre (protection)
  • Rouge, noir, marron, orange, violet : phase
  • Noir avec bague bleue : fil navette pour va-et-vient

La section des conducteurs dépend de l'intensité du circuit et de la longueur du câble. La norme NF C 15-100 impose des sections minimales : 1,5mm² pour l'éclairage (10A), 2,5mm² pour les prises (16A ou 20A), 6mm² pour les plaques de cuisson (32A).

Boîte de dérivation

La boîte de dérivation (ou boîte de jonction) permet de réaliser les connexions entre différents conducteurs. Elle protège les connexions électriques et facilite les modifications ultérieures de l'installation.

Obligatoire selon la norme NF C 15-100, elle doit être :

  • Accessible sans démontage de l'installation
  • D'un volume adapté au nombre de connexions
  • Munie d'un couvercle assurant l'indice de protection requis
  • Positionnée à au moins 5cm du plafond pour éviter les échauffements

Les connexions à l'intérieur doivent être réalisées avec des dominos, des connecteurs automatiques (type Wago) ou des bornes à vis, jamais avec du ruban adhésif isolant seul.

Gaine technique logement (GTL)

La gaine technique logement regroupe en un seul emplacement toutes les arrivées et départs des réseaux de communication et d'énergie du logement. Elle constitue une obligation de la norme NF C 15-100 pour les constructions neuves et les rénovations totales.

La GTL comprend :

  • Le panneau de contrôle avec le disjoncteur de branchement
  • Le tableau de répartition principal
  • Le tableau de communication (téléphone, internet, TV)
  • Les dispositifs de protection contre la foudre
  • L'espace de manœuvre (largeur minimale 60cm)

Ses dimensions minimales sont de 60cm de large et 25cm de profondeur, sur une hauteur allant du sol jusqu'à 1,80m minimum.

Les dispositifs de protection

Parafoudre

Le parafoudre protège l'installation électrique et les équipements contre les surtensions d'origine atmosphérique (foudre) ou de manœuvre du réseau. Il dérive vers la terre les courants de surtension et limite l'amplitude des tensions dangereuses.

L'installation d'un parafoudre est obligatoire dans certains cas définis par la norme NF C 15-100 :

  • Bâtiments équipés d'un paratonnerre
  • Zones à forte densité de foudroiement
  • Alimentation par ligne aérienne en zone rurale

Il existe trois types de parafoudre selon le niveau de protection :

  • Type 1 : protection contre les coups de foudre directs
  • Type 2 : protection contre les surtensions induites (le plus courant en habitat)
  • Type 3 : protection terminale pour les équipements sensibles

Fusible

Le fusible est un dispositif de protection qui interrompt le circuit en cas de surintensité. Il contient un filament conducteur calibré qui fond lorsque l'intensité dépasse sa valeur nominale, coupant ainsi le circuit.

Bien que progressivement remplacé par les disjoncteurs, le fusible reste utilisé dans certaines installations anciennes et pour la protection de circuits spécifiques. On le trouve encore dans certaines installations industrielles et les anciens tableaux électriques.

Les fusibles se caractérisent par :

  • Leur calibre (2A, 10A, 16A, 32A, etc.)
  • Leur type : gG (usage général), aM (protection moteur)
  • Leur tension assignée
  • Leur dimension standardisée

Disjoncteur différentiel

Le disjoncteur différentiel combine les fonctions de protection contre les surintensités (comme un disjoncteur classique) et de protection contre les courants de défaut (comme un interrupteur différentiel). Il offre ainsi une double protection en un seul appareil.

Moins courant dans les installations résidentielles françaises où l'on préfère la combinaison interrupteur différentiel + disjoncteurs divisionnaires, il est plus répandu dans certains pays et pour des circuits spécifiques nécessitant une protection individuelle.

Ses avantages :

  • Protection complète en un seul module
  • Sélectivité assurée
  • Diagnostic facilité en cas de défaut

Ses inconvénients :

  • Coût plus élevé
  • Encombrement plus important dans le tableau
  • Coupure de l'ensemble du circuit en cas de déclenchement

Contacteur jour/nuit

Le contacteur jour/nuit (ou contacteur heures creuses) permet de piloter automatiquement des appareils électriques pendant les heures creuses, période où le tarif de l'électricité est réduit. Il est commandé par un signal envoyé par le distributeur d'électricité via le compteur.

Généralement utilisé pour le chauffe-eau électrique, il peut également contrôler :

  • Le chauffage électrique à accumulation
  • La charge de batteries (véhicule électrique, stockage solaire)
  • Certains appareils électroménagers programmables

Le contacteur possède deux positions :

  • Auto : fonctionne selon le signal du compteur
  • I (marche forcée) : alimentation permanente
  • 0 (arrêt) : coupure totale

Sectionneur

Le sectionneur est un appareil de coupure qui permet d'isoler un circuit électrique de sa source d'alimentation. Contrairement au disjoncteur, il ne protège pas contre les surintensités et doit obligatoirement être manœuvré hors charge (sans courant).

Son rôle principal est de garantir la sécurité lors des interventions de maintenance en assurant une coupure visible et verrouillable. Il est souvent utilisé :

  • À l'arrivée de l'installation (sectionneur général)
  • Pour isoler des parties d'installation (machines, climatisation)
  • En amont de certains équipements nécessitant une coupure totale

Le sectionneur se caractérise par :

  • Sa tension assignée
  • Son intensité assignée
  • La possibilité de cadenassage
  • La visualisation de la position de coupure

Les types de prises et interrupteurs

Prise de courant

La prise de courant permet d'alimenter les appareils électriques mobiles. En France, la norme impose des prises de type E (2 pôles + terre) avec obturateurs de protection des alvéoles pour éviter l'introduction d'objets par les enfants.

La norme NF C 15-100 définit le nombre minimal de prises par pièce :

  • Cuisine : 6 prises minimum, dont 4 sur le plan de travail
  • Séjour : 5 prises minimum pour moins de 28m², puis 1 prise par tranche de 4m²
  • Chambres : 3 prises minimum
  • Autres pièces : 1 prise minimum

Les prises peuvent être :

  • Standard 16A : circuit en 2,5mm², disjoncteur 20A max
  • Commandées : pilotées par un interrupteur
  • Spécialisées : cuisinière (32A), lave-linge, lave-vaisselle, congélateur
  • USB : avec ports de charge intégrés

Interrupteur

L'interrupteur commande l'allumage et l'extinction d'un ou plusieurs points lumineux. Il coupe ou rétablit le circuit en actionnant un mécanisme à contact.

Il existe plusieurs types d'interrupteurs :

Interrupteur simple : commande un seul point lumineux depuis un seul endroit. Il possède deux positions : ouvert (éteint) ou fermé (allumé).

Interrupteur double : permet de commander deux circuits d'éclairage indépendants depuis un seul point. Utile pour gérer séparément plusieurs zones lumineuses.

Interrupteur va-et-vient : permet de commander un même point lumineux depuis deux endroits différents. Nécessite deux interrupteurs va-et-vient reliés par deux fils navettes. Indispensable dans les couloirs, escaliers et grandes pièces.

Télérupteur : permet de commander un ou plusieurs points lumineux depuis plusieurs endroits (plus de deux). Il fonctionne avec des boutons-poussoirs et une impulsion électrique. Plus économique qu'un système de va-et-vient multiple.

Variateur de lumière

Le variateur (ou dimmer) permet de régler l'intensité lumineuse d'un éclairage. Il module la puissance délivrée à l'ampoule pour créer différentes ambiances et réaliser des économies d'énergie.

Points importants concernant les variateurs :

  • Compatibilité : tous les types d'ampoules ne sont pas dimmables (vérifier la compatibilité LED)
  • Puissance : le variateur doit être dimensionné selon la charge totale
  • Technologie : à triac pour incandescence, électronique pour LED
  • Charge minimale : certains variateurs nécessitent une charge minimum pour fonctionner

Les variateurs modernes offrent des fonctions avancées :

  • Mémorisation de l'intensité préférée
  • Variation progressive (fondu)
  • Commande centralisée ou domotique
  • Détection de présence intégrée

Les normes et réglementations

Norme NF C 15-100

La norme NF C 15-100 réglemente les installations électriques basse tension en France. Elle définit les règles de conception, de réalisation et d'entretien des installations électriques pour garantir la sécurité des personnes et des biens.

Régulièrement mise à jour, elle impose notamment :

  • Les sections de conducteurs selon les circuits
  • Le nombre minimal de prises et points lumineux par pièce
  • Les volumes de sécurité dans les salles d'eau
  • Les dispositifs de protection obligatoires
  • L'accessibilité et la lisibilité des installations

Le respect de cette norme est obligatoire pour :

  • Toutes les constructions neuves
  • Les rénovations totales d'installations électriques
  • Les extensions importantes
  • La mise en conformité suite à un diagnostic

Indice de protection (IP)

L'indice de protection (IP) caractérise le niveau d'étanchéité d'un matériel électrique contre les corps solides et les liquides. Il est composé de deux chiffres : IP XY.

Premier chiffre (protection contre les corps solides) :

  • 0 : aucune protection
  • 1 : protection contre les corps > 50mm
  • 2 : protection contre les corps > 12mm
  • 3 : protection contre les corps > 2,5mm
  • 4 : protection contre les corps > 1mm
  • 5 : protection contre les poussières
  • 6 : protection totale contre les poussières

Deuxième chiffre (protection contre les liquides) :

  • 0 : aucune protection
  • 1 : protection contre les chutes verticales de gouttes d'eau
  • 2 : protection contre les chutes de gouttes d'eau jusqu'à 15°
  • 3 : protection contre la pluie
  • 4 : protection contre les projections d'eau
  • 5 : protection contre les jets d'eau
  • 6 : protection contre les paquets de mer
  • 7 : protection contre l'immersion temporaire
  • 8 : protection contre l'immersion prolongée

Exemples d'application :

  • IP20 : appareillage intérieur standard (interrupteurs, prises)
  • IP44 : salle de bain hors volumes 0 et 1
  • IP55 : appareillage extérieur abrité
  • IP65 : appareillage extérieur exposé
  • IP67 : équipement immergeable temporairement

Schéma unifilaire

Le schéma unifilaire représente l'installation électrique de manière simplifiée. Il utilise des symboles normalisés pour indiquer les différents composants et leurs connexions, sans représenter physiquement les conducteurs.

Ce document technique essentiel permet de :

  • Visualiser l'architecture de l'installation
  • Identifier les circuits et leurs protections
  • Planifier des modifications ou extensions
  • Faciliter les interventions de maintenance
  • Obtenir la conformité Consuel (attestation obligatoire)

Le schéma unifilaire doit préciser :

  • La nature et le calibre des protections
  • La section des conducteurs
  • Le type de câble utilisé
  • La puissance des circuits spécialisés
  • L'emplacement du tableau de répartition

Consuel

Le Consuel (Comité National pour la Sécurité des Usagers de l'Électricité) est l'organisme qui délivre l'attestation de conformité des installations électriques neuves ou entièrement rénovées. Cette attestation est obligatoire pour la mise en service ou le raccordement au réseau.

Le Consuel vérifie :

  • La conformité à la norme NF C 15-100
  • La présence des dispositifs de protection
  • La qualité de la mise à la terre
  • La cohérence du schéma électrique

Trois types d'attestations existent :

  • Consuel jaune : habitat individuel et petit collectif
  • Consuel vert : parties communes d'immeubles collectifs
  • Consuel bleu : locaux commerciaux et industriels

Sans attestation Consuel, le fournisseur d'électricité ne peut pas mettre l'installation sous tension.

Mise à la terre

La mise à la terre constitue un élément fondamental de sécurité électrique. Elle consiste à relier les masses métalliques de l'installation à la terre pour évacuer les courants de défaut et protéger les personnes contre les chocs électriques.

Le circuit de terre comprend :

  • La prise de terre : électrode enterrée (piquet, boucle à fond de fouille)
  • Le conducteur de terre : relie la prise de terre au tableau
  • La barrette de mesure : permet de contrôler la résistance de terre
  • Les conducteurs de protection : relient chaque masse au tableau (fil vert/jaune)

La résistance de terre doit être inférieure à 100 ohms pour une protection par disjoncteur différentiel 30mA. Une valeur plus faible améliore la sécurité et la protection contre la foudre.

Les installations spécifiques

Circuit spécialisé

Un circuit spécialisé alimente un seul appareil électrique de forte puissance. La norme NF C 15-100 impose ces circuits dédiés pour certains équipements afin d'éviter les surcharges et assurer la sécurité.

Circuits spécialisés obligatoires :

  • Plaques de cuisson : 32A, section 6mm²
  • Four : 20A, section 2,5mm²
  • Lave-linge : 20A, section 2,5mm²
  • Lave-vaisselle : 20A, section 2,5mm²
  • Sèche-linge : 20A, section 2,5mm²
  • Congélateur : protection différentielle dédiée recommandée

Pour certains équipements de forte puissance :

  • Chauffe-eau : 20A minimum selon puissance, section 2,5mm² minimum
  • Chauffage : dimensionnement selon puissance totale
  • Climatisation : circuit dédié avec protection adaptée
  • Borne de recharge véhicule électrique : selon puissance (16A à 32A)

Chauffage électrique

Le chauffage électrique nécessite un dimensionnement précis de l'installation pour supporter les puissances importantes. Chaque radiateur ou groupe de radiateurs doit être protégé par un disjoncteur adapté.

Règles d'installation :

  • Section minimale 1,5mm² pour puissance = 2250W (10A)
  • Section 2,5mm² pour puissance entre 2250W et 4500W (20A)
  • Maximum 8 points de chauffage par circuit (norme NF C 15-100)
  • Fil pilote pour la gestion et programmation

Types de chauffage électrique :

  • Convecteurs : chauffage par convection naturelle
  • Panneaux rayonnants : chauffage par rayonnement infrarouge
  • Radiateurs à inertie : accumulation de chaleur
  • Plancher chauffant : diffusion homogène par le sol
  • Pompe à chaleur : chauffage et climatisation

La programmation et la régulation du chauffage permettent de réaliser jusqu'à 30% d'économies d'énergie.

Installation photovoltaïque

L'installation photovoltaïque transforme l'énergie solaire en électricité. Elle nécessite des protections électriques spécifiques pour gérer le courant continu (DC) produit par les panneaux et le courant alternatif (AC) après conversion.

Composants principaux :

  • Panneaux solaires : conversion lumière en courant continu
  • Onduleur : transformation DC en AC compatible réseau
  • Coffret DC : protection des panneaux (fusibles, parafoudre, sectionneur)
  • Coffret AC : protection côté réseau (disjoncteur, parafoudre type 2)
  • Compteur : mesure de la production

Deux modes de fonctionnement :

  • Autoconsommation : consommation de l'énergie produite avec ou sans revente du surplus
  • Revente totale : injection de toute la production sur le réseau

L'installation doit respecter :

  • La norme NF C 15-100 pour la partie AC
  • Le guide UTE C 15-712-1 pour les installations photovoltaïques
  • Les prescriptions du gestionnaire de réseau (Enedis)

Borne de recharge véhicule électrique

L'installation d'une borne de recharge (wallbox) pour véhicule électrique nécessite un circuit électrique dédié dimensionné selon la puissance de charge souhaitée.

Caractéristiques techniques :

  • Puissance : de 3,7kW (16A monophasé) à 22kW (32A triphasé)
  • Protection : disjoncteur différentiel type F (ou type B pour charges > 18kW)
  • Section de câble : 2,5mm² pour 16A, 6mm² pour 32A, 10mm² pour 40A
  • Communication : délestage intelligent pour éviter les dépassements de puissance

Types de bornes :

  • Borne murale (wallbox) : installation fixe au mur ou sur pied
  • Prise renforcée : solution économique pour charge lente (2,3kW)
  • Borne intelligente : pilotage à distance, programmation heures creuses

L'installation doit être réalisée par un électricien qualifié IRVE (Infrastructure de Recharge de Véhicule Électrique) pour bénéficier des aides financières et garantir la conformité.

Les équipements de mesure

Multimètre

Le multimètre est l'outil de mesure universel de l'électricien. Il permet de mesurer différentes grandeurs électriques : tension (voltmètre), intensité (ampèremètre), résistance (ohmmètre) et parfois d'autres fonctions (continuité, test de diodes).

Fonctions principales :

  • Mesure de tension AC/DC : vérifier la présence de courant, contrôler le niveau de tension
  • Mesure d'intensité AC/DC : contrôler la consommation d'un appareil
  • Mesure de résistance : tester un conducteur, vérifier une résistance
  • Test de continuité : contrôler un circuit, détecter une coupure
  • Test de diodes et transistors : pour l'électronique

Utilisation sécurisée :

  • Vérifier le calibre avant chaque mesure
  • Respecter la catégorie de surtension (CAT II, III, IV)
  • Ne jamais mesurer l'intensité en parallèle
  • Porter des équipements de protection individuelle

Les multimètres modernes offrent des fonctions avancées : mesure True RMS (valeur efficace vraie), détection sans contact, enregistrement de données, connexion smartphone.

Pince ampèremétrique

La pince ampèremétrique mesure l'intensité du courant sans interrompre le circuit. Elle utilise le principe de l'induction électromagnétique : la pince s'ouvre et englobe le conducteur, détectant le champ magnétique créé par le courant.

Avantages :

  • Mesure sans coupure ni connexion
  • Sécurité accrue (pas de contact direct)
  • Rapidité de mesure
  • Idéale pour les fortes intensités

Types de pinces :

  • Pince AC : mesure uniquement le courant alternatif
  • Pince AC/DC : mesure courant alternatif et continu
  • Pince de puissance : calcule également la puissance active, réactive et apparente

Utilisations courantes :

  • Contrôle de la consommation d'un appareil
  • Équilibrage des phases en triphasé
  • Détection de fuites de courant
  • Vérification de charge d'un circuit

Testeur de tension

Le testeur de tension (ou vérificateur d'absence de tension - VAT) est un outil de sécurité essentiel qui indique la présence ou l'absence de tension dans un circuit. Obligatoire avant toute intervention sur une installation électrique, il garantit que le circuit est bien hors tension.

Types de testeurs :

  • Testeur tournevis : simple et économique, fiabilité limitée
  • Testeur bipolaire : mesure entre deux points, plus fiable
  • VAT homologué : norme NF C 18-510, obligatoire pour professionnels

Un testeur fiable doit :

  • Être vérifié avant et après chaque utilisation
  • Posséder une indication visuelle et sonore
  • Respecter les normes de sécurité
  • Être adapté à la gamme de tension mesurée

Détecteur de câbles

Le détecteur de câbles (ou testeur de câbles) localise les conducteurs électriques dissimulés dans les murs, plafonds et sols. Il évite d'endommager les câbles lors de perçages ou travaux.

Fonctionnement :

  • Détection électromagnétique des câbles sous tension
  • Détection capacitive pour câbles hors tension
  • Profondeur de détection variable (jusqu'à 10cm)

Fonctions avancées :

  • Détection de montants métalliques
  • Repérage de tuyaux (eau, chauffage)
  • Identification de poteaux en bois
  • Écran avec indication de profondeur

Indispensable pour :

  • Percer en toute sécurité
  • Tracer le cheminement de câbles
  • Localiser une boîte de dérivation
  • Vérifier une saignée avant rebouchage

Les risques électriques

Court-circuit

Le court-circuit se produit lorsque deux conducteurs de potentiels différents (phase et neutre, ou deux phases) entrent en contact direct, créant un passage de courant sans résistance. L'intensité devient alors très élevée instantanément.

Causes fréquentes :

  • Isolation défectueuse d'un câble
  • Conducteurs dénudés en contact
  • Pénétration d'eau dans un boîtier
  • Vissage perforant un câble
  • Rongeurs ayant endommagé les gaines

Conséquences :

  • Échauffement intense et risque d'incendie
  • Destruction de l'équipement
  • Arc électrique dangereux
  • Déclenchement du disjoncteur

Protection :

  • Disjoncteurs avec pouvoir de coupure adapté
  • Fusibles calibrés
  • Respect des sections de câbles
  • Installation dans des gaines de protection

Surcharge électrique

La surcharge électrique survient lorsque l'intensité du courant dépasse la capacité nominale d'un circuit sur une période prolongée. Elle provoque un échauffement progressif des conducteurs.

Causes principales :

  • Trop d'appareils branchés simultanément
  • Utilisation de multiprises en cascade
  • Appareil défectueux consommant trop
  • Section de câble insuffisante
  • Mauvaise connexion créant une résistance

Conséquences :

  • Échauffement des câbles et de l'appareillage
  • Dégradation de l'isolation
  • Risque d'incendie à moyen terme
  • Déclenchement du disjoncteur
  • Vieillissement prématuré de l'installation

Prévention :

  • Respecter les calibres des protections
  • Ne pas utiliser de multiprises en cascade
  • Répartir les charges sur plusieurs circuits
  • Utiliser des sections de câbles adaptées
  • Éviter les rallonges électriques en permanence

Électrisation et électrocution

L'électrisation désigne le passage d'un courant électrique à travers le corps humain. L'électrocution est une électrisation entraînant la mort. Ces accidents surviennent par contact direct (partie active sous tension) ou indirect (masse métallique mise accidentellement sous tension).

Facteurs de gravité :

  • Intensité du courant : 10mA peuvent être dangereux, 30mA sont potentiellement mortels
  • Durée du contact : plus le contact est long, plus les lésions sont graves
  • Trajet dans le corps : main droite - main gauche (passage par le cœur) est le plus dangereux
  • Résistance du corps : peau sèche (1000 à 10000 ohms), peau mouillée (100 à 500 ohms)
  • Fréquence : 50/60 Hz (courant domestique) est particulièrement dangereux pour le cœur

Effets selon l'intensité (50Hz) :

  • 0,5 à 1mA : seuil de perception
  • 10 à 30mA : tétanisation musculaire (impossible de lâcher)
  • 30 à 50mA : arrêt respiratoire
  • 50 à 100mA : fibrillation cardiaque
  • Plus de 100mA : brûlures graves

Protections :

  • Interrupteur différentiel 30mA (protection des personnes)
  • Mise à la terre de toutes les masses métalliques
  • Isolation de classe II pour certains appareils
  • Respect des volumes de sécurité (salles d'eau)
  • Utilisation de matériel conforme aux normes

Incendie d'origine électrique

L'incendie d'origine électrique représente environ 30% des incendies domestiques. Il résulte généralement d'un échauffement anormal de l'installation ou d'un arc électrique.

Causes principales :

  • Court-circuit avec arc électrique
  • Surcharge provoquant l'échauffement des conducteurs
  • Mauvais serrage des connexions (résistance de contact)
  • Installation vétuste ou non conforme
  • Matériel défectueux ou non adapté

Signes précurseurs :

  • Odeur de plastique brûlé
  • Disjoncteurs qui sautent fréquemment
  • Prises ou interrupteurs chauds au toucher
  • Grésillements ou crépitements
  • Points lumineux vacillants

Prévention :

  • Conformité à la norme NF C 15-100
  • Utilisation de matériel certifié NF
  • Vérification régulière de l'installation
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    Le disjoncteur protège les circuits contre les surintensités et les courts-circuits en coupant l'alimentation lorsque l'intensité dépasse sa valeur nominale. L'interrupteur différentiel, quant à lui, protège les personnes contre les risques d'électrocution en détectant les fuites de courant vers la terre (différence entre le courant entrant et sortant). Une installation moderne combine les deux : des interrupteurs différentiels 30mA en tête de rangée pour la protection des personnes, et des disjoncteurs divisionnaires pour la protection de chaque circuit. Le disjoncteur différentiel regroupe ces deux fonctions en un seul appareil, mais il est moins utilisé dans les installations résidentielles françaises.

    La section d'un câble détermine sa capacité à transporter le courant sans s'échauffer dangereusement. Un câble trop fin pour l'intensité qu'il transporte voit sa résistance augmenter, provoquant un échauffement qui peut détériorer l'isolation et causer un incendie. La norme NF C 15-100 impose des sections minimales adaptées à chaque usage : 1,5mm² pour l'éclairage (10A), 2,5mm² pour les prises standard (16A ou 20A), 6mm² pour les plaques de cuisson (32A). Ces sections garantissent la sécurité en évitant les échauffements excessifs et assurent une durée de vie optimale de l'installation. Il faut également tenir compte de la longueur du câble, car la résistance augmente avec la distance.

    Un circuit spécialisé est un circuit électrique dédié à un seul appareil de forte puissance. La norme NF C 15-100 impose ces circuits pour éviter les surcharges et assurer la sécurité. Les appareils comme les plaques de cuisson, le four, le lave-linge, le lave-vaisselle et le sèche-linge doivent disposer chacun de leur propre circuit avec une protection adaptée. Cette disposition évite qu'un appareil puissant ne fasse déclencher le disjoncteur de l'ensemble des prises, facilite le diagnostic en cas de problème, et permet de dimensionner précisément la protection et la section du câble selon les besoins de l'appareil. Pour les plaques de cuisson, par exemple, un circuit en 6mm² protégé par un disjoncteur 32A est obligatoire.

    La mise à la terre relie toutes les masses métalliques de l'installation électrique au sol via une prise de terre (piquet ou boucle enterrée). Lorsqu'un défaut d'isolement met une masse sous tension, le courant s'écoule vers la terre plutôt que de traverser le corps d'une personne qui toucherait cette masse. L'interrupteur différentiel détecte cette fuite de courant et coupe immédiatement l'alimentation (en moins de 0,3 seconde pour un 30mA). Sans terre, une machine à laver avec un défaut d'isolement pourrait électriser gravement toute personne la touchant. La résistance de terre doit être inférieure à 100 ohms pour garantir une protection efficace. Le conducteur de terre se reconnaît à ses couleurs vert et jaune et ne doit jamais être coupé ou supprimé.

    Les watts (W) mesurent la puissance active, c'est-à-dire l'énergie réellement consommée et transformée en travail (chaleur, lumière, mouvement). Les voltampères (VA) mesurent la puissance apparente, soit la puissance totale fournie par le réseau. Pour les appareils purement résistifs (radiateurs, ampoules à incandescence), W et VA sont identiques. Pour les appareils inductifs (moteurs, transformateurs) ou capacitifs, une partie de l'énergie n'est pas consommée mais retourne au réseau : c'est la puissance réactive. La différence entre puissance apparente et puissance active dépend du facteur de puissance (cosinus phi). Votre abonnement électrique en kVA (6kVA, 9kVA) définit la puissance apparente maximale disponible, tandis que votre consommation facturée se base sur les kWh (puissance active × temps).

    L'indice de protection (IP) se compose de deux chiffres indiquant le niveau d'étanchéité d'un appareil électrique. Le premier chiffre (0 à 6) concerne la protection contre les corps solides : IP2X protège contre les doigts (>12mm), IP4X contre les petits objets (>1mm), IP6X assure une protection totale contre la poussière. Le deuxième chiffre (0 à 8) concerne la protection contre les liquides : IPX1 protège contre les gouttes verticales, IPX4 contre les projections d'eau, IPX7 contre l'immersion temporaire. Un appareil IP44 convient pour une salle de bain hors volumes dangereux (protection contre les doigts et les projections d'eau). Un IP65 est adapté à l'extérieur (étanche à la poussière et aux jets d'eau). Dans une douche (volume 2), il faut minimum un IP24.

    Les déclenchements intempestifs d'un interrupteur différentiel peuvent avoir plusieurs causes. L'humidité dans une boîte de dérivation ou un appareil crée une fuite de courant minime mais détectable par le différentiel 30mA. Le vieillissement de l'isolation des câbles provoque des micro-fuites qui s'additionnent. Certains appareils (ordinateurs, appareils de chauffage électroniques) génèrent des courants de fuite permanents qui, additionnés, dépassent le seuil de 30mA. Un orage peut induire des surtensions transitoires. Un différentiel défectueux ou trop sensible peut aussi être en cause. Pour identifier la source, débranchez tous les appareils, réarmez le différentiel, puis rebranchez les appareils un par un. Si le problème persiste à vide, contrôlez l'installation (boîtes de dérivation, prises extérieures). Un différentiel de type A est moins sensible aux déclenchements intempestifs qu'un type AC.

    Le choix dépend de vos besoins et du type d'éclairage. Un variateur permet de moduler l'intensité lumineuse pour créer différentes ambiances et réaliser des économies d'énergie (jusqu'à 20% selon l'usage). Il est idéal dans les pièces à vivre (salon, chambre, salle à manger) où vous souhaitez ajuster la luminosité. Attention, tous les types d'ampoules ne sont pas dimmables : vérifiez la compatibilité de vos LED. Les ampoules halogènes et incandescentes se diment facilement, mais les LED nécessitent un variateur spécifique et des ampoules marquées "dimmable". Le variateur coûte plus cher qu'un interrupteur simple (20 à 80€ contre 5 à 15€). Pour les lieux de passage (couloirs, WC, garage), un simple interrupteur suffit amplement. Dans les pièces nécessitant un éclairage fonctionnel constant (cuisine, bureau), privilégiez également l'interrupteur standard.

    La gaine technique logement (GTL) regroupe en un seul emplacement toutes les arrivées et départs des réseaux de communication et d'énergie du logement. Elle comprend le panneau de contrôle avec le disjoncteur de branchement, le tableau de répartition électrique, le tableau de communication (téléphone, internet, TV), et les dispositifs de protection contre la foudre. D'une largeur minimale de 60cm et d'une profondeur de 25cm sur une hauteur de 0 à 1,80m minimum, elle facilite les interventions et assure la sécurité. La GTL est obligatoire depuis l'amendement A3 de la norme NF C 15-100 pour toutes les constructions neuves et les rénovations totales d'installations électriques. Dans l'existant, si vous ne rénovez pas complètement l'installation, vous n'êtes pas tenu de créer une GTL. Elle doit être positionnée dans un local accessible (entrée, garage, cellier), jamais dans une chambre ou une salle de bain.

    Une installation électrique bien réalisée et entretenue peut durer 30 à 40 ans. Au-delà, même si elle fonctionne encore, elle présente généralement des risques : isolation des câbles dégradée, absence de protections différentielles, prises sans terre, tableau fusibles obsolète. Les signes nécessitant une rénovation incluent : disjoncteurs qui sautent fréquemment, prises ou interrupteurs qui chauffent, odeurs de plastique brûlé, installation avec des fusibles (années 1970-1980), absence de terre, fils dénudés apparents, nombre de prises insuffisant obligeant à multiplier les multiprises. La norme NF C 15-100 a considérablement évolué : une installation de 1980 ne respecte plus les standards actuels de sécurité. Un diagnostic électrique obligatoire lors d'une vente révèle l'état de l'installation (obligatoire si plus de 15 ans). Une rénovation totale coûte entre 80 et 150€/m² selon la complexité, mais garantit sécurité, confort et économies d'énergie à long terme.